Un usage noyé. Piliers de la tradition culinaire, les poissons d’eau douce se sont raréfiés sur nos tables. La cause de cette désaffection? Moins de pêche (pro et amateur) et de disponibilité, préjugés tenaces (goût de vase, trop d’arêtes, etc.) et méconnaissance des espèces. Pourtant, nos lacs, étangs, fleuves et rivières regorgent de richesses. Il faut cesser de taquiner l’anguille, menacée d’extinction, mais les autres ressources ne manquent pas. Brochet, carpe, truite, féra, sandre, silure… pourquoi bouder la biodiversité locale?
Trois terroirs inspirants. Avec la cheffe Marie-Victorine Manoa et son frère Louis‑Paul(1) (en photo), pêcheur, on file dans le Lyonnais (Rhône, Saône, étangs de la Dombes) pour se régaler grâce à un manuel de pêche et de cuisine très bien ficelé. Le chef Christophe Hay(2), lui, nous embarque sur les berges…