«Je voulais accueillir les gens à la ferme, qu’ils profitent de ce lieu exceptionnel, de la lumière sur la terrasse, des fleurs partout, qu’ils puissent se poser et déguster nos bons produits!», explique la joyeuse et hyperactive Émilie Sage. Lorsque ses parents s’installent sur l’île dans les années 1970, avec un troupeau de 300 brebis vendéennes, ils relancent une culture historique délaissée, après la Première Guerre mondiale, avec l’essor de la pêche. Aujourd’hui le troupeau qu’Émilie emmène transhumer l’été compte 180 brebis. «Nous avons choisi la race solognote, car elle s’accommode de végétation pauvre et ligneuse, ce qui permet de lutter contre l’enfrichement, raconte Émilie, et leur saveur est unique grâce à la flore variée de l’île.» Outre la viande, elle cultive en agriculture biologique, sur buttes, des fruits rouges,…