Jusqu’au 28 octobre au Staatstheater de Darmstadt, Johannes Harneit dirige, Karsten Wiegand met en scène, Georg Festl chante Saint François d’Assise, dernier opéra français admis à ce qu’on appelle couramment « le répertoire ».
Instant précieux, morne destin. Saint François d’Assise n’a plus foulé son sol natal depuis bientôt quinze ans. 1983-2004 : trois spectacles, dont celui de Peter Sellars venu de Salzbourg en 1992, une seule institution (l’Opéra de Paris), une seule série chaque fois et un seul saint, José Van Dam. Applaudi à Leipzig, à Munich, à Bochum, à Amsterdam, la même année 2002 à Berlin et dans la ville qui porte son nom, San Francisco, l’unique opéra d’Olivier Messiaen aurait pu partager le trône des rois modernes avec Le Grand Macabre de Ligeti. Il n’en a rien…
