Pour l’heure, on n’en voit que l’ossature : une tour de béton parée d’un drôle d’enchevêtrement métallique. À terme, c’est un rocher d’Inox de 56 mètres de haut qui s’élèvera là, bosselé et facetté, tout en cassures, comme son architecte Frank Gehry en a le secret – d’aucuns diront, la manie. À l’intérieur, 24 000 m2 d’ateliers d’artistes, d’espaces d’exposition, d’archives ou de salles de séminaires. Soit le vaisseau amiral de Luma Arles, futur complexe culturel imaginé dans la bourgade camarguaise par la fondation suisse Luma. Car ce bâtiment spectacle n’est que la partie émergée de l’iceberg. Autour de lui, sur cette friche d’ateliers ferroviaires du XIXe siècle que Luma s’est choisie pour base, on consolide les murs branlants, on refaçonne les toitures de tuiles effondrées, on retape les charpentes…