« Celui qui, suspendant les heures fugitives,Fixant avec l’amour son âme en ce beau lieu,Oublierait que le temps coule encor sur ces rives,Serait-il un mortel, ou serait-il un dieu ?…
Et nous, aux doux penchants de ces verts Élysées,Sur ces bords où l’amour eût caché son Éden,Au murmure plaintif des vagues apaisées,Aux rayons endormis de l’astre élysien,
Sous ce ciel où la vie, où le bonheur abonde,Sur ces rives que l’oeil se plaît à parcourir,Nous avons respiré cet air d’un autre monde,Élyse !… et cependant on dit qu’il faut mourir ! »
Lamartine, extrait d’Ischia, des Nouvelles Méditations poétiques
Ces vers sont de Lamartine et le poème, extrait des Nouvelles Méditations poétiques publiées en 1823, s’intitule Ischia, du nom de l’île où il séjourna. Il venait de se marier et…