Si aucun événement majeur n’intervient avant leur clôture, le 3 août, les jeux Olympiques 1980, ouverts samedi 19 juillet par Leonid Brejnev au stade Lénine de Moscou, resteront, dans l’Histoire, ceux du trompe-l’œil. Soixante-six comités nationaux olympiques sont absents de la XXIIe fête « universelle » du sport, dont ceux des Etats-Unis, de l’Allemagne de I’Ouest, du Japon et du Canada, grands décrocheurs de médailles. Sur les quatre-vingts présents, dix-huit ont renoncé à brandir leurs drapeaux, à entonner leurs hymnes nationaux, Dix d’entre eux – Grande-Bretagne, Irlande, Italie, Luxembourg, Pays-Bas, Suisse, Andorre, Portugal, San Marin et France – ne sont pas représentés à la cérémonie d’ouverture. Bien entendu, les citoyens soviétiques, s’ils n’écoutent pas les radios étrangères, l’ignorent, de même qu’ils n’ont jamais pu lire, dans leurs journaux, les mots…
