L’autre jour, à FR 3, M. Burnier, l’auteur d’un impertinent Testament de Sartre (Olivier Orban) disait que son livre n’avait rencontré aucune opposition dans la presse de gauche : pas une critique, pas une réfutation, pas l’amorce d’une défense du philosophe disparu. Rien. Silence total. Et M. Burnier, qui se situe, je crois, plutôt à gauche, de s’étonner. On aimerait, dit-il, être contesté, attaqué, voire éreinté. On aimerait trouver devant soi des adversaires. Mais ce vide, ce retrait muet, ce silence engloutisseur où l’on sombre comme dans un abîme!
Ce qui m’étonne, moi, c’est l’étonnement de M. Burnier. Il devrait savoir qu’un silence de mort a toujours été la réponse de la gauche à tout ce qui met en question son honnêteté intellectuelle, son intégrité morale, la justice ou la…
