L’ouvrage est imposant: deux volumes cartonnés comprenant 929 feuillets noircis d’une écriture ronde au feutre bleu. Avec, en en-tête, juste avant le titre, La Nuit des temps, une note précise à l’attention de la dactylo sur les interlignes, la marge, etc., et, au fil du roman, des ratures, beaucoup de ratures; des ajouts, en rouge ou noir; et des indications typographiques, l’ensemble s’achevant par un tonitruant FIN, en majuscules, et une date, 11 h 22, le 10-3-68. Deux mois avant les barricades… Encore un cinquantenaire, donc, salué en majesté par les éditions des Saints Pères, qui sortent une version luxueuse du manuscrit de La Nuit des temps. Une publication qui aurait ravi René Barjavel (1911-1985), croit savoir son fils, Jean, ingénieur à la retraite: « En tant qu’ancien chef de…