Lundi 6 juillet, 9 heures : le futur ministre de l’Intérieur, Gérald Darmanin, s’avance vers Emmanuel Macron. Il est des rendez-vous qui comptent plus que d’autres, dans la vie d’un responsable politique. Surtout quand ils se déroulent dans le bureau du président de la République, surtout quand il y est question à la fois de remaniement et d’une grave accusation, celle de viol.
La veille, à 15 heures, il a rencontré le nouveau chef du gouvernement, un homme qu’il connaît depuis presque dix ans, Jean Castex. L’affaire semblait réglée, ce serait un grand portefeuille regroupant le travail, les retraites, les solidarités. Il n’y a qu’un point, au fond, qui chiffonne l’élu de Tourcoing. Puisque le président, lors d’échanges précédents, lui avait annoncé qu’il désignerait quelques ministres forts et qu’il serait…
