Sur le papier, mi-avril, la vente de Marianne paraît simple, étonnamment simple. Daniel Kretinsky, propriétaire de Casino et du n° 2 français de l’édition, Editis, mandate Denis Olivennes, président d’Editis et du groupe de presse CMI, afin qu’il vende l’hebdomadaire acheté voilà six ans. Si le magnat tchèque souhaite se séparer du magazine, c’est que, outre ses pertes – entre 3 et 4 millions d’euros chaque année –, il s’agacerait de sa ligne « monochrome anti-Macron ».
Pierre-Edouard Stérin, à la tête de la société d’investissement Otium Capital, est approché. L’exilé fiscal (en Belgique) est le seul négociateur en lice – après avoir manifesté de l’intérêt, Vincent Bolloré comme les deux héritiers d’Iskandar Safa, propriétaires du journal Valeurs actuelles, font silence.
L’hebdomadaire, de gauche, souverainiste, s’accommode avec une surprenante souplesse…