Ils avaient pourtant mis les moyens. Pour influencer l’élection présidentielle, Moscou aurait, selon les autorités moldaves, « investi » plus de 100 millions de dollars. Désinformation, menaces, cyberat taques… « Prè s de 300 000 citoyens moldaves auraient reçu de l’argent. Une voix s’achète entre 30 et 150 dollars, alors que le salaire moyen avoisine les 300 dollars », nous signalait, entre les deux tours du scrutin, un diplomate moldave, désabusé. Car personne ne semble capable d’arrêter la main de Vladimir Poutine, qui considère cette ancienne république socialiste comme sa sphère d’influence. Dommage que les Européens n’aient pas fait davantage pression, de leur côté, pour desserrer l’étau russe et garantir l’impartialité du vote, en fournissant par exemple à Chisinau une assistance technique. Est-ce par peur d’être, à leur tour, accusé…