Elodie* venait pour ses cervicales. Elsa, c’était pour une entorse récalcitrante. Camille, elle, avait des douleurs au dos et aux tendons. La jeune femme fait partie de celles qui ont pu arrêter la séance à temps, l’ostéopathe commençait à lui écarter les cuisses. Michelle, Coralie, Léa, Christiane, Manon, Emma, Pascale, Lucie, Hélène et les autres n’ont pas bougé. Elles sont restées figées, sidérées, se persuadant que se faire toucher de cette manière, à cet endroit, était le cours normal de la thérapie.
Il a fallu des années à Vinciane, 46 ans, palefrenière dans le Nord pour mettre des mots, comprendre que ces « vingt minutes brutales et douloureuses » n’étaient pas normales, que la thérapie en question, « l’ostéopathie pelvienne », n’en était pas une. Anne-Laure, 38 ans, a, au…