C’est lorsqu’il parle en son nom que l’homme est le moins lui-même, donnez-lui un masque et il vous dira la vérité. »
Les citations de célébrités – écrivains, comme ici Oscar Wilde, philosophes ou artistes – courent, en fil d’Ariane paradoxal, de chapitre en chapitre, pour guider Yann Perreau dans sa réflexion sur l’anonymat. L’auteur propose une histoire inédite d’invisibles qui se sont inventé des identités virtuelles : pseudonymes, avatars, alias. Sans apporter de révélation fracassante, l’ouvrage, observation soignée de leurs multiples masques, est une synthèse habile et profonde, joliment illustrée, scandée par des pages noires imprimées de texte blanc. Surtout, il brosse une galerie de portraits aussi passionnants que flous. Bien avant la romancière italienne Elena Ferrante ou le graffeur Banksy, traqués par les journalistes, Charlotte Brontë dut batailler…
