Éreinté par un hiver long et gris, l’estomac demande grâce. Qu’on ôte de sa vue ces racines hivernales, topinambours, céleris-raves et autres navets boule d’or qui lui donnent des indigestions ! Le printemps vient exaucer ses vœux, en lui offrant une autre racine, plus rose et plus vive, le radis. Sur les étals des maraîchers, droits dans leurs bottes, les jolis radis sifflent le début des réjouissances : roses, violets, noirs, verts, jouant avec les nuances de blanc et parfois fluorescents, striés, bicolores ou dégradés, ils secouent les assiettes autant que la vue.
Ronds ou longs, gracieux ou biscornus, ils poussent partout, sur les balcons des citadins et dans les jardins. Dociles, ils prennent du service toute l’année, se laissant cultiver sous serre pendant l’hiver. Mais c’est à la belle…
