La Munich Security Conference (MSC) organise depuis hier au Caire et à Doha jusqu’au 29 octobre une série de rencontres discrètes de haut niveau sur les crises en cours en Afrique et au Moyen-Orient. Éthiopie, Somalie, Soudan, Libye, Algérie, Syrie, Yémen : pour les Français, c’est le pain quotidien depuis des décennies. Ce qui justifie sans doute la présence au Caire du directeur adjoint de la DGSE. L’Allemagne, elle, ne s’y intéresse que depuis peu et par procuration. Mais depuis l’arrivée de Donald Trump au pouvoir, la MSC, instrument de rayonnement de la politique étrangère allemande, a participé au travail d’introspection de ses diplomates et stratèges, obnubilés par le lien transatlantique ou intéressés par les autres continents mais avec un point de vue plus économique.
En 2001, il y avait…