De la mort de Paul des Tures, le père de la narratrice de Dernière Cartouche, on sait d’emblée qu’elle fut violente : « Dans ses effets personnels, remis aux ayants droit, il n’y avait qu’un briquet jetable, un trousseau de deux clés de voiture, un autre d’appartement et un petit sachet transparent avec son alliance et sa chevalière, couvertes de sang coagulé. » Meurtre, suicide, accident ? La première moitié du roman laisse la question en suspens, pour arpenter un territoire non moins ombrageux : la vie de Paul des Tures. Son mariage avec Suzanne de Maupertuis, dans les années 1960, a des allures de trophée de chasse : elle en aime un autre, mais son père, qui veut un aristocrate, lui impose Paul, bientôt son gendre préféré. Pourtant, des…