Sans surprise, il a bien récolté, en cinq jours, ses 150 000 signatures citoyennes. En annonçant sa candidature à la présidentielle, dimanche dernier sur TF1, le tribun de La France insoumise (LFI) avait conditionné cette dernière à l’obtention de ces parrainages. Un faux suspense bien vite levé, destiné à souligner que cette nouvelle candidature de Jean-Luc Mélenchon, la troisième, était légitimée par « le peuple ». Et, aussi, que ce mode de qualification était plus représentatif que le seuil des 500 signatures d’élus traditionnellement requises pour participer à la compétition. Car cette haie-là, Mélenchon va éprouver infiniment plus de difficultés à la franchir.
Il y a une quinzaine de jours, l’Insoumis en chef le pressentait. « Dans le passé, nous n’avons eu aucune difficulté, expliquait-il. Mais on ne sait jamais…