Encore et encore, mais jamais tout à fait de la même façon. Un peu comme un scientifique qui cherche, recommence, s’obstine sur sa paillasse ou son ordinateur, Simon Hantaï (1922-2008) a plissé, plié, noué ses toiles, posées au sol, libres, sans cadre. Il a peint sur les crêtes de ses plis, comme des montagnes resserrées qu’il avait créées sur de grands morceaux de tissu, puis les a tendus, lissant le support peint par intervalles. L’artiste découvrait alors les formes y apparaissant, et le chemin de la couleur entre les fulgurances du blanc. La Fondation Louis Vuitton à Paris présente une grande exposition, avec de nombreuses œuvres inédites, consacrée à cette figure majeure de l’abstraction. Un grand bain de couleurs, claquantes ou plus douces, comme aquatiques pour les grands « Tabula…
