« Les politiciens ont, en France, le droit d’écrire des romans, et les romanciers, des essais politiques sans cesser pour cela d’être pris au sérieux », constatait l’essayiste allemand Ernst Robert Curtius dans son Essai sur la France. C’est de cette exception française dont traite Le sceptre et la plume de Bruno de Cessole (éd. Perrin). Le critique littéraire y dissèque les rapports consanguins entre littérature et politique, au travers de portraits d’hommes illustres. Pour certains, la renommée littéraire a servi de tremplin aux ambitions politiques : Montaigne, Chateaubriand, Constant, Lamartine, Tocqueville, Hugo, Barrès, Malraux… Pour d’autres, c’est l’exercice du pouvoir qui s’est accompagné de l’usage de la plume : Henri IV, Richelieu, Louis XIV, Mirabeau, Napoléon, Clemenceau, Jaurès, Blum, de Gaulle, Mitterrand.
Dans le livre III de L’Ancien Régime…
