Dans toute élection, il y a ceux qui ont tout vu avant les autres et ceux qui s’obstinent à se tromper par confort idéologique. Pour ces derniers, il n’y a plus grand-chose à attendre et certainement pas un « media culpa » de la part d’une grande majorité de la presse américaine et française, après la nette victoire de Donald Trump.
Intéressons-nous plutôt aux visionnaires comme le géographe français Christophe Guilluy, théoricien du grand déclassement des métropoles. Guilluy, comme en son temps Philippe Muray, a anticipé la défaite des métropoles au profit des périphéries. La représentation des dépossédés qu’il décrit dans son dernier ouvrage nous dit beaucoup du profond malaise démocratique et culturel en Occident. Ces populations, qui ne bénéficient d’aucune sollicitude, surtout pas médiatique, sont assignées à résidence dans…
