«Bien souvent, je me retrouve dans sa pensée, ses écrits et ses déclarations. » Manuel Valls parle d’Alain Finkielkraut, comme Maurice Clavel du Seigneur après s’être cogné contre un meuble. On croyait le Premier ministre définitivement rocardien, tenant d’une gauche européenne, progressiste à outrance, et principalement porté sur des questions économiques, la clé de tout ; il se révèle en fait finkielkrautien, de plus en plus sensible à la défense de l’identité nationale, fustigeant le communautarisme, faisant l’éloge de l’école, du respect, et portant haut la laïcité, ce sacré républicain. Contrairement au cliché commun, Manuel Valls ne se droitise pas, il se finkielkrautise, se voulant le dernier représentant gouvernemental d’une gauche aujourd’hui minoritaire, conservatrice et autoritaire, pourtant dominatrice il y a des décennies. Le droit-de-l’hommisme, l’égalitarisme, le pédagogisme, la culture…