Sa vie ? Une perpétuelle débauche, des terrils de cocaïne, des amants illustres, des maîtresses de légende, des films nuls, des chefs-d’oeuvre, des lâchetés, un inextinguible besoin d’amour – avec, pour finir, une débâcle et des souvenirs. Pourtant, tout fut parfois sublime dans la vie de Helmut Steinberger, rebaptisé Berger pour les besoins d’un générique. Mais, plus souvent, tout y fut sordide, tant ce garçon narcissique et pas très intelligent, officiellement étiqueté « le plus bel homme du monde » (d’aucuns, à juste titre, préféraient Alain Delon, cet astre rival que Berger s’évertua à dénigrer auprès de Visconti), eut la passion de se détruire. Charmeur, ondoyant, jaloux, toujours prompt à « péter un plomb », peu fiable, c’était, de son propre aveu, « un vrai Gémeaux ». Prince et voyou,…
