C’est un document exceptionnel. Soixante-dix ans après la fin de la guerre, il resurgit, après quelques détours, venu du ghetto. Celui de Lodz. Pendant sept mois, du 3 octobre 1943 au 12 avril 1944, une jeune fille de 14 ans, Rywka Lipszyc, née la même année qu’Anne Frank, va tenir un journal rédigé en polonais dans un cahier d’école. « Merci mon Dieu de m’avoir donné la capacité d’écrire », note Rywka, qui a déjà perdu ses parents et deux de ses frères et soeurs. Avec l’une de ses petites soeurs, elle est recueillie par des cousines qui la maltraitent. Elle se réfugie dans l’écriture, le travail à l’atelier de couture, l’école, la religion et une amitié folle pour une amie plus âgée, Surcia. Elle y note ses rêves, ses…
