Le 6 mai, c’est mon véritable anniversaire. Voilà quatre années que j’ai pris en main le destin de la France. Moi, le bricolo du marché de Tulle, j’ai ma boîte à outils. J’ai compris dès le soir de mon élection qu’elle ne me laissait que deux solutions : me hisser à la hauteur de la fonction présidentielle ou bien réduire la France à ma dimension. Là, je me savais souverain et j’ai donné ma pleine mesure. Juges-en plutôt.
Moi, président de la République, j’ai rétréci la population. D’un côté, j’ai diminué de 20 000 le nombre annuel des naissances en matraquant les familles à grands coups d’impôts, de coupes dans les allocations pour les classes moyennes, de remises en question des emplois familiaux. De l’autre, j’ai poussé les riches à…