Récit.
« Pourvu que ça brûle » est un récit peuplé de Maoris, de Sioux, de Bretons. Celui d’un voyageur, Caryl Férey, devenu écrivain. Un chien fou de Montfort-sur- Meu (Ille-et-Vilaine), punk, radical, aux pulsions autodestructrices qui, plutôt que de s’ouvrir les veines en 1988, va enrichir celle du roman noir avec « Haka », « Zulu », « Mapuche ». Des récits percutants dont il raconte la genèse, pour la première fois, au fil des pérégrinations qui les ont vus naître. Dans le chaudron de la création, on croise cinq continents, ses modèles – Bowie, Ellroy, Godard, Kessel –, ses éditeurs (Gallimard beaucoup), son mécène de longue date (le RMI) et encore ceux-là :
Ses personnages. « D’abord ébauches, ils deviennent mouvants, mobiles, puis familiers, presque réels. Quand le personnage…