« Parmi les miens », de Charlotte Pons (Flammarion, 192 p., 18 €).
A Cuba, la future juriste refuse de faire un enfant avec le Lider Maximo, comme il le lui demande. D’autant plus que leurs divergences politiques vont croissant. Il est des familles pour lesquelles la perte de la mère s’apparente à un naufrage. Sitôt chavirés, les survivants, amarrés à ce qu’ils peuvent, dérivent en espérant toucher terre, se conspuent, s’invectivent, en viennent aux mains, comme dans le célèbre tableau de Géricault « Le radeau de la Méduse ». La famille de Manon s’abîme de cette façon. L’annonce du coma d’Elsa, la maman partie dans le décor au volant de sa voiture, vient fracasser l’esquif que l’on croyait solide. Manon, la narratrice, endosse, en tant qu’aînée, le rôle de capitaine,…