Ceci n’est pas une interview, mais un entretien, publié non pas dans un news magazine, encore moins dans un « mag’ », mais dans un hebdomadaire d’informations générales. Ainsi, par ce petit préambule, nous attirerons-nous les faveurs d’Alain Borer, poète, dramaturge, fou de Rimbaud et auteur en 2014 d’un livre remarquable, « De quel amour blessée », sur les splendeurs et misères de notre langue. Iconoclaste, l’homme n’a pas seulement le tricorne du corsaire, qu’il porte en toute occasion, il en a aussi l’âme, et gare à celui qui, devant lui, parlera de « selfie », d’« anniv », fera fide la négation ou s’adonnera à l’écriture dite inclusive. Borer veille, tel un académicien hors les murs, l’épée imaginaire, mais bien là, le verbe haut, la liaison parfaite et le…