« Mes premiers films ont été des merdes. Je n’aime pas y penser. On calquait sur moi les films d’Elvis. » Dans un monde sans Johnny, Jean-Philippe Smet serait devenu comédien. Sans gloire peut-être, sans lendemain, si bien qu’on n’en parlerait pas aujourd’hui. Mais le désir était là, précoce. L’envie inconsciente peut-être, la plus tenace, de marcher sur les traces d’un père inconnu, Léon Smet, luimême acteur, qui avait ouvert aprèsguerre, à Bruxelles, une école réputée d’art dramatique. Pour les enfants de son époque, le cinéma était encore un fantasme chimiquement pur, a fortiori pour un gamin trimbalé par son pygmalion, Lee Halliday, de pays en pays, de tournée en tournée, amené à rechercher sur l’écran blanc de ces salles parisiennes des exemples, des modèles, des repères.
Dans le déménagement…