Poche. Comté du Suffolk, fin des années 50. Dans une vieille demeure, Florence, une femme entre deux âges, décide d’ouvrir une librairie. A Hardborough, tout le monde se connaît, s’épie, se jalouse, ça empeste la médisance. Dans ce microcosme social au conformisme irrespirable, la petite librairie réveille et révèle la férocité de certains notables. Florence s’installe, remporte une bataille mais pas la guerre. Et puis, « j’ai lu “Lolita”, lui dit un ami. C’est un bon livre ; conséquemment, vous devriez essayer de le vendre aux habitants de Hardborough. Ils n’y comprendront rien, ce qui est bien. Comprendre rend l’esprit paresseux ». Florence n’en pense pas moins, vend le livre « satanique », et les poudres s’embrasent. L’humour de Fitzgerald est froid, sa prose, planante, sa satire, désenchantée. C’est simple…
