Quelle belle folie que ce livre objet écrit et dessiné à la main, une performance qui redonne joyeusement vie à l’expression « l’enfance de l’art ». Dany Laferrière y fête Paris, la nouvelle ville où il vit désormais la plupart du temps, dans le 10e arrondissement dont il croque les scènes de quartier, de la soupe populaire qu’il voit distribuer en bas de sa fenêtre au chat (imaginaire) qui s’installe chez lui. Le Paris de Laferrière est un rendez-vous avec l’écrivain au travail, avec le monde entier en tête, les écrivains d’hier, Montaigne, Borges, Fargue, Breton, Malraux, Sagan, et d’aujourd’hui, Mabanckou, avec une mannequin de Saint-Germain- des-Prés, avec Coco Chanel dans un dialogue délicieux. Sortent de sa boîte à crayons des paysages, des visages, ce baiser volé dans un taxi,…
