N’en déplaise au microcosme médiatico-nombriliste, M. Macron a eu raison, pour sa dernière séquence audiovisuelle, de choisir ses interviewers qui, dans des genres différents, étaient excellents. A l’américaine (M. Bourdin) ou à l’ancienne (M. Pernaut).
Sur sa lancée, M. Macron a également choisi ses opposants. Allez, ouste, du balai, MM. Mélenchon et Wauquiez! Au rancart, Mme Le Pen! C’est à M. Plenel, épouvantail professionnel, qu’est échu désormais, par la grâce de Jupiter, le rôle, non pas de journaliste, mais de grand méchant détracteur officiel.
Bien joué, même si la ficelle est grosse! Macron contre Plenel, c’est la tolérance à visage humain contre l’idéologie islamo-gauchiste. Le petit prince incollable, souriant et pragmatique, contre un ecclésiastique geignard, inquisiteur, ranci par un demi-siècle passé dans les arrière- cuisines de l’extrême gauche. Le trotskisme…