Pour sécher ses huiles, Léonard fait allumer des braseros dans la salle… C’est un duel comme nul n’aurait su en rêver. Le grand « palio » artistique de la Renaissance. A gauche, Michel-Ange, 30 ans, bourreau de travail toujours insatisfait de ses sculptures, ermite laid et colérique, qui vient de redonner à Florence sa fierté avec son « David », le géant tranquille, symbole de foi, d’espoir, de courage. A droite, Léonard, 50 ans, génie élégant, séducteur extraverti, désinvolte, l’enfant dont Florence n’a pas compris les premiers tableaux – « L’adoration des mages », « Saint Jérôme », baptême du sfumato –, qui est allé s’exiler pendant vingt ans à Milan, au service de Sforza, à qui il a donné son chef-d’oeuvre, « La Cène ». Pendant plus d’un an,…
