C’est le choc de 2019. Si l’avenir confirme les constatations de l’auteur de «Sérotonine» (Flammarion), le président de la République aura perdu. Car Michel Houellebecq, comme l’ont démontré le regretté Bernard Maris (1) et notre éditorialiste Pierre-Antoine Delhommais, est un économiste plutôt inspiré. «La carte et le territoire», par exemple, avait brillamment peint le tableau d’une France désindustrialisée, devenue un gigantesque Disneyland du terroir, dont l’unique possibilité était de servir convenablement des touristes indonésiens et chinois, grands vainqueurs de la mondialisation. Spécialisée dans les «confitures artisanales de griottes», avait ensuite dit l’écrivain au Point, la France pouvait « arriver à être un pays demi-pauvre pas si malheureux»…
Dans «Sérotonine», Houellebecq récidive. Alors qu’il est question de Claire, devenue alcoolique et désespérée, l’auteur nous indique ceci: «Vers 2003- 2004, elle s’était…