Le 13 janvier, le maire de Gdansk, Pawel Adamowicz, était frappé à mort de plusieurs coups de couteau en public. La Pologne, en état de choc, a d’abord cherché un coupable. Mais le pays, comme l’Europe, a surtout pris la mesure du poison de la haine. Haine idéologique, haine de l’autre, frelatée, injectée, comme en France, dans des menaces de mort faites à des élus. Des méthodes qu’on croyait oubliées, à part, peut-être, en Suède. Là-bas, le souvenir du meurtre du Premier ministre Olof Palme, abattu dans la rue le 28 février 1986, est toujours vivace. Les trente ans d’enquête sur cette affaire non classée n’ont abouti qu’à des théories fumeuses, voire conspirationnistes. Parce que Palme savait se faire des ennemis. A l’homme de gauche, social-démocrate, on reproche ses origines…
