Poche. Sur le papier, Hortense, Lucile et Alex « en ont », mais, en vrai, ils n’ont rien du tout. Ils s’agitent, existent, mais, startupeuse blasée, peintre raté, agitateur défroqué de La Manif pour tous, ils sont « visages pâles, les ombres de ceux qui les avaient précédés », écrit Solange Bied-Charreton. Quand leur père veut se débarrasser de la vielle maison familiale, c’est l’insurrection. Enfin quelque chose qui brûle un peu dans les vies tièdes. Bourgeoise, en ruine, la propriété est le temple sacré de leurs souvenirs d’enfants gâtés. Leur a toujours manqué une « colonne vertébrale que seule la frustration vient prodiguer aux hommes », murmure le père, dépité. C’est l’histoire d’un conflit de générations déréglé. La radiographie, cynique et houellebecquienne, d’une jeunesse blafarde, enragée contre « ces…
