Il y a en réalité deux livres dans l’autobiographie de Catherine Nay. Le premier commence dans les années 1940. Périgueux, une maison et sa balustrade en pierre, glycine sur la façade et, dans le grenier, les feuilles de tilleul alignées, dont on fera des tisanes l’hiver venu. On ne ferme jamais à clé, l’église est comble le dimanche. La fratrie Nay, quatre garçons, dont des jumeaux polissons, puis Catherine. Quand, à l’institution Sévigné, Mlle Marguerite lui propose de chanter pour honorer l’évêque de passage, l’intrépide de 6 ans grimpe sur une chaise et entonne « Pigalle», appris de ses frères et qui manque de faire défaillir sa digne institutrice. Quelques années plus tard, la voilà en pèlerinage à Lourdes, où l’adolescente progresse à genoux, tant elle a à demander au…
