L’annulation de la conférence de la philosophe Sylviane Agacinski à l’université de Bordeaux, sur le thème de « L’être humain à l’époque de sa reproductibilité technique », n’est hélas pas un cas isolé: cette année, plusieurs événements ont subi ou frôlé la censure. En mars, la représentation de la pièce « Les suppliantes », d’Eschyle, était annulée à la Sorbonne, avant d’être finalement reprogrammée. Un mois plus tard, une conférence d’Alain Finkielkraut à Sciences po échappait de justesse au couperet. Plus récemment, une formation consacrée aux « Signaux de radicalisation» était annulée par l’université Paris-I. Chaque fois, la manœuvre est la même: des associations, souvent étudiantes, s’en prennent à des personnalités ou à des projets supposément réactionnaires, accusés de nuire à un groupe défini par son identité – le genre,…