Poche. Quand « Oreo » sort pour la première fois à New York en 1974, l’Amérique s’en fout. Pas choquée, pas impressionnée, pas consternée, à peine amusée par ce roman d’une femme inconnue et noire qui n’est ni Toni Morrison, ni Alice Walker, ni Gayl Jones. « Oreo »…, il s’agit quand même d’un biscuit, « noir dehors et blanc dedans », quelle subtilité ! Personne ne prend cet humour au sérieux. Sans doute est-il trop tôt. Et la vision de l’auteur trop libre, farfelue, avant-gardiste, pas assez Black art et Black power, ces mouvements partisans et afro-centristes qui font alors fureur. Fran Ross, elle, voit les choses en « métissé », elle pense plus complexe, plus bigarré, et plus drôle aussi ; quelle modernité ! Dans cette histoire…
