« Vous voilà né, écrivait Jean d’Ormesson dans Un hosanna sans fin. Pour mourir. En attendant, il faut bien vivre. » En commençant… par le commencement, lequel arrive parfois trop vite, trop tôt, brutalement. Les voilà donc nés, Fiona, Lilian, Iris et Rose, Mihai, Souleymane et tous les nourrissons du premier livre de Clémentine Goldszal (photo). Mais arrachés au ventre qui les comblait, nus, inadaptés, « pas encore tout à fait équipés pour la vie au-dehors », écrit la journaliste. Car « naître vivant, tout à fait vivant, incontestablement vivant, n’est pas donné à tout le monde ». Dans l’unité de néonatologie et de réanimation prénatale de l’hôpital Necker-Enfants malades à Paris, pendant des mois, elle a tourné autour de ces tout petits êtres comme une louve autour de sa…