Les anti-inflammatoires non stéroïdiens surprescrits comme antalgiques
DOULEURS. Ils sont médecins de haut vol, habituellement prudents, et doivent être d’autant plus écoutés quand ils lancent un avertissement. Les membres de l’Académie de médecine viennent de prendre position contre la surprescription de médicaments anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS) chez les personnes âgées. Ces molécules sont parmi les plus prescrites, avec près de 53 millions de boîtes remboursées en 2013 par le seul régime général de l’Assurance-maladie. Leur liste est longue comme le bras, tant les produits, commercialisés sous un nom de marque ou de molécule, sont nombreux : acéclofénac, Antarène, Apranax, Arcoxia, Cebutid, Celebrex, célécoxib, diclofénac, Feldène, ibuprofène, Indocid, kétoprofène, Kétum, Nabucox, Nexen, Nifluril, Profénid, Surgam, Voltarène… Leur usage est justifié à long terme pour lutter contre les symptômes des rhumatismes inflammatoires…