Psychanalyse, neurologie, cognitivisme, neuropsychanalyse… on s’y perd. Il fut un temps, celui du structuralisme hégémonique, où la psychanalyse écrasait de son mépris les neurosciences. Aujourd’hui, les neurosciences, fortes de leurs avancées décisives dans l’exploration du cerveau, sont devenues une discipline impériale qui pourrait bien se passer d’une psychanalyse réduite à quia. Pourtant, si les sciences du cerveau l’ont éclairée, la psychanalyse tient son objet, le sujet humain asservi à l’ordre du langage, à ses effets infinis intimes et politiques. Le cerveau et l’esprit, l’attelage est bien connu, hérité d’une tradition au long cours. Savoir du cerveau, la neurologie vise les lésions, l’imagerie cérébrale scrute les aires du cortex tandis que la psychanalyse s’intéresse à l’homme culturel et psychique. Le problème paraît, pourtant, bien simple. L’écrivain Victor Hugo avait besoin d’un…
