EST-CE LE PARFUM DES BEAUX JOURS QUI NOUS INCITE AU MOUVEMENT ? L’époque semble en tout cas propice aux grands départs, à la dynamique des corps, à la mécanique de l’élan. Déjà ce printemps nous avait titillé, lançant contre nous ses Jours barbares (Editions du sous-sol), une drôle de vague signée William Finnegan, et son récit d’une vie de surf, à traquer les rouleaux. Et voilà que paraît, ces jours-ci, le formidable Le Coureur et son ombre (Premier Parallèle), dont l’auteur, Olivier Haralambon, célèbre, lui, la poétique du bitume à travers son expérience du cyclisme. A cette phrase, je sens déjà vos yeux se lever au ciel. Peut-être êtes-vous de celles-zé-ceux qui ne voient dans le Tour de France qu’un spectacle désuet et ennuyeux. Et c’est votre droit, je ne…
