Chez Marie-Thé, à la Croix-Rousse, les gars du marché croisaient souvent les fêtards, surnommés « les guenilles de la nuit », pour un mâchon bienvenu. Elle sortait le gâteau de foie de volaille, le ris de veau aux morilles et, hop !, la vie était plus belle. Et que dire de la grande Marcelle, qui préparait des repas admirables pour quelques sous, de Denise Péron et de sa quenelle au brochet, de la mère Gache et de son chignon en queue de rat? Quand il s’agit d’enquêter sur ces « mères lyonnaises » qui, comme Eugénie Brazier, ont formé Bocuse, Pacaud et tant d’autres, la documentation est bien maigre. Pas un reportage, à peine quelques images en noir et blanc, pour conter ces pionnières qui ne se poussaient pas du…
