Parfois le vide apaise. Après des journées de vacarme, des semaines harassantes, un trop-plein de tout, on aspire au rien. Mais lorsque ce rien est élevé au rang de style, lorsque le vide se veut propos, thème, récit, intrigue, roman, narration, on atteint une autre galaxie. Cet appel du vide, voilà ce qui sourd, rampe, rôde puis finit par exploser lorsqu'on se lance dans la lecture de Captive de Sarah Rivens - connue aussi sous le sobriquet de « theblurredgirl ». Il paraît même sidérant de pouvoir tresser avec tant d'application, d'ardeur confinant à la névrose (ou à la psychose) un tel chapelet de vacuité. Ce que raconte ce roman? Ce qui s'y passe? Ce que l'on en ressent? Rien. Et pourtant, il y a une histoire (une jeune femme…
