Décidément, Le Journal d'une femme de chambre d'Octave Mirbeau n'en finit pas de susciter des adaptations. En voici une nouvelle, sous la forme d'un monologue délicieusement sensuel et cruel, signée Nicolas Briançon.
Quand les lumières s'allument, Célestine sort du bain. Mutine et coquine, elle raconte qu'elle vient de trouver une nouvelle place chez les Lanlaire, un couple de bourgeois comme elle les déteste, avec une Madame d'une tyrannie capricieuse, et un Monsieur d'une suffisance libidineuse. Tout en se rhabillant, elle se lance dans un jeu de massacre jubilatoire contre ces « patrons » aux mille turpitudes. Mais, quand on est une fille de pas grand-chose, il faut bien gagner sa vie! Et puis, au fond, elle ne déteste pas se laisser tripoter par les messieurs… Peut-être l'un d'entre eux lui…
