Et à la fin, c’est le cinéma romanesque qui gagne. Une intrigue, des personnages, un début, un milieu, une fin : dans leur immense majorité, les films sont ainsi construits et s’apparentent aujourd’hui à un classicisme formel au service d’un imaginaire commun. Art neuf et jeune, né en 1895, le cinéma a pourtant connu, au début de sa vie, des élans divers liés au bouillonnement artistique à l’orée du XXe siècle, qui l’ont poussé vers le réalisme, le naturalisme, l’expressionnisme, le symbolique, l’expérimental, le surréalisme, etc. Finalement, Hollywood, conscient du « soft power » du cinéma, a très vite imposé son point de vue : il s’agira de raconter des histoires, point.
On peut y voir un paradoxe : ontologiquement, le cinéma flirte avec le rêve éveillé et fait appel…