Samedi 14 novembre 2015, salle Victor Hugo de l’Assemblée nationale, à Paris. Dans le cadre de la journée Parlement sensible : trente et un écrivains s’engagent pour le climat, Jacques Gamblin, comédien et auteur (de sept de ses spectacles et de trois livres), s’avance au pupitre pour lire son discours intitulé « Mon climat ». Sur son visage émacié, il a posé de discrètes lunettes aux verres ovales, qui lui donnent un air de petit prof… sans empêcher sa troublante ressemblance avec le jeune Jacques Dutronc. Lecteur exceptionnel, il n’accepte l’exercice que pour des textes dont la force et la densité se prêtent à la voix nue. Sans artifice. La sienne, grave, au débit impérial, joue des inflexions et des silences, de l’ironie aussi à l’occasion. Extraits de ce texte…
