Cet autodidacte, fils d’un salarié de la Société des transports parisiens et d’une employée de banque, commença sa carrière de rockeur avec son groupe Les Chaussettes noires sous le pseudonyme d’Eddy Mitchell, parce que « pour faire du rock’n’roll, il faut faire américain ». Avant le rockeur, il y eut un gosse heureux qui grandit dans une famille modeste installée dans le quartier populaire de Belleville, au nord-est de Paris. Il avait un bon coup de crayon et se voyait devenir dessinateur de bande dessinée. Mais faute d’argent, il n’entre pas aux Beaux-Arts, et quitte même l’école à 13 ans, en 1955, pour entrer au Crédit lyonnais où travaille sa mère, Lucienne. Cette année-là sort le film américain Graine de violence. La chanson de son générique, Rock around the clock…
