L’humanité mise sous cloche, il lui reste peu d’occasions de prendre une grande inspiration et d’entendre l’appel de la nature. En ces temps de morosité, les fleurs offrent une dose de “moraline” qu’on aurait tort de dédaigner. Elles ont un langage paraît-il, c’est le moment de les écouter, de les admirer, de les sentir, de faire travailler nos sens engourdis. Et la capitale compte tant d’artisans-fleuristes, qui portent le bouquet au rang de grand art, capables de sculpter, en quelques gestes inspirés, un concentré de nature enchantée. Les plus belles des fleurs, les plus luxuriantes des plantes prennent place chez des maîtres absolus en la matière, reconnus dans l’art de dresser des bouquets mais aussi des décors sensationnels, comme Lachaume, Stéphane Chapelle, Éric Chauvin, René Veyrat, Odorantes, Debeaulieu ou encore…
