IL PROFITE DE SA POPULARITÉ RESSUSCITÉE POUR RÉGLER SES COMPTES La salle municipale, située à 1 kilomètre du centre-ville et cachée au fond d’une impasse, est sinistre : murs jaunes, éclairage faiblard, chaises en plastique… Ce soir-là, pourtant, elle est archicomble. Ceux qui n’ont pas trouvé de place sont assis à même le sol, et les retardataires resteront debout toute la soirée. Sur l’estrade, micro à la main, jambes légèrement écartées, Philippe de Villiers fait le show.Très à l’aise, à bientôt 67 ans, l’ancien président du conseil général de Vendée (vingt-deux ans), député européen (neuf ans), député de Vendée (sept ans), secrétaire d’Etat à la Culture, et, surtout, candidat à l’Elysée (4,74 % en 1995, 2,23 % en 2007) savoure manifestement ce retour qu’il n’attendait plus.
Car, s’il vient officiellement…